SPARTE

Dans la plaine de Sparte au soleil de midi,

Le souffle de la terre écrit la tragédie :

Sparte de fer, Sparte de gloire, Sparte de mort

Que la douceur de l'air distraitement ignore.

 

Ô fleurs des orangers, vibrez dans la lumière

Sous le vent du Taygète et de Mistra l'altière,

Pleurez la liberté, la plainte des Hilotes

Maintenus asservis sous le joug des despotes.

 

Le sang vif des héros, l'audace et la beauté,

Le courage et l'ardeur, emmènent la cité

Aux confins du possible et des rêves brûlants,

Vers le bronze vainqueur et l'air étincelant.

 

Mais le temps a passé ; quelques pierres demeurent,

Enfouies dans la poussière pour que l'âme ne meure

Des esclaves meurtris, des guerriers arrogants,

Aux frivoles parfums de sauge et d'origan.

retour au sommaire